Le souvenir d'une image n'est que le regret d'un certain instant [Marcel Proust]

Publié le par Miu

Miauw les gens =)

 

Hier, des gamins ont fait explosé un pétard à quelques mètres de moi. Une blague, un truc innocent sous l'oeil de leur mère. Je ne sais pas quelle tête j'ai tiré, je ne sais pas comment j'ai du sursauté, mais la mère est venue s'excusé en vitesse. Je prévois une collection de boules quies pour les fêtes ! Mais le temps passe.

 

Hier, les premières neiges sont arrivées. Et j'ai pensé à toi. Toi à qui j'ai régulièrement songé ces temps-ci, depuis quelques semaines. Il faut croire que tu es associé à la douleur. Je regardais la neige et je songeais... Je songeais à tout, à rien, à ce que j'étais, à qui tu étais et à qui je serai alors que tu restes un passé qui s'éloigne. Six ans bientot... C'est fou comme tu peux me hanter, l'autre fois, en plein amphi, je me suis retournée brusquement, j'ai cru t'entendre. J'ai du avoir l'air stupide, c'est pas pire que s'étaler en se prenant les pieds dans son érchape ou de réaliser que mettre une jupe quand il y a des vents de 90km/h c'est pas la meilleure des idées... mais bon... Ta voix...

 

Je ne parle jamais de toi. C'est peut-être pour ça que j'écris ça. Parce que ce n'est pas parler, ce n'est pas m'adresser à quelqu'un, c'est s'adresser au monde d'écrire sur ce blog. Monde ô bien réduit, j'en suis consciente, mais ce n'est personne et même temps d'être tout. Je suis d'humeur nostalgique. J'écris, je me suis remise à écrire, une nouvelle. Je la brûlerai sans doute, une fois finie, comme les précédentes. Elle ne sera pas assez bien. Elle ne sera qu'un pâle reflet ondulant à la surface du papier alors que l'image était si claire et déterminée dans mon esprit. Ecrire... Je m'adresse à toi comme à un vieil ami, ce que tu aurais pu être. Mais les choses se sont passées autrement, on fini par l'accepter. Donc... sais-tu que j'ai cessé d'écrire depuis que j'ai accepté que tu ne reviendrai pas ? Un blocage sans doute. J'ai appris à aimer les pages blanches, pure, lisse, simple, ce que j'aimerais être.

 

Les premières neiges, les premiers froids glacés... Il y a un mois, je cherchais des mitaines (jamais retouvées d'ailleurs... il y a du Nana là dessous...) et je suis tombée sur un truc auquel je ne m'attendais pas. Une vieille mitaine noire, usée, à trou qui ne m'appartenait pas. La tienne... Je ne sais même pas comment elle a pu m'échapper toutes ces années. J'ai ouvert ce tiroire des dizaines de fois, je l'ai retourné et retourné encore. Je pensais que je n'avais plus rien de toi, que j'avais tout fait disparaitre. Quelle ironie... Une mitaine, même pas la paire... Je ne sais même plus comment j'ai fait pour me retrouver avec une seule des deux. Je te les piquais souvent mais... pourquoi une ? Je l'ai remise dans le tiroir, je ne sais ce que je vais en faire.

 

Il y a des jours, comme ça, où je ne peux m'empêcher de demander ce qui tu serais. Si ca aurait changer quelque chose... Le regret... Ca fait souffrir. Mais comment vivre sans. C'est un souvenir à lui tout seul. Tu vois, il y a des jours comme ça, quand la neige vient à tomber, où je pense à tout ça. Ca ne me rend plus triste. Si... mais c'est pas la même tristesse qu'avant, juste une nostalgie. Tu vois... ces jours-là... je réalise que tu me manque. Mais seulement ces jours, le reste du temps, tu es renfermé au fond, très, très loin dans une petite boite cachée au fin fond de mon coeur. Je ne t'en laisse jamais sortir, j'entrouvre juste parfois le couverle pour érire quelques mots qui n'ont de sens que moi... et pour toi.

 

PS : à propos de neige... le coup du taureau, ou de la grosse vache surement... toujours en y repensant, j'en suis pliée de rire. Un jour... je te le promets, ou le promets à moi-même, j'y retournerai =)  

Publié dans Sweet Diary

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